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PrivacyCamp @lacantine

PrivacyCamp @lacantine

Le 30 mars 2012 s’est tenu à la cantine,  un barcamp consacré à la sécurité et la vie privée sur internet, auquel votre serviteur a participé.  N’en déplaise à certains qui trouvent le lieu trop ‘institutionnalisé’, la cantine est un endroit que j’apprécie particulièrement, de par sa situation exceptionnelle au cœur du passage des panoramas, mais surtout à cause des gens très intéressants qu’on y rencontre en général.

 

Cette fois le sujet était donc à la vie privée sur internet, sujet ô combien digne d’intérêt, surtout par les temps qui courent.. L’événement était organisé par La cantine, OWNI, Mozilla et…la CNIL ! Non vous ne rêvez pas, ils font des trucs à la CNIL, et même qu’ils commencent à s’intéresser la société civile  ( La fin est proche, i’vous le dis  moi ! ) Malheureusement n’ayant pas pu me libérer, je suis arrivé 2 bonnes heures après le début. Donc ne pouvant être exhaustif sur l’événement, je m’en vais vous la faire un peu en mode gonzo ;)   .

Après 5 bonnes minutes passées à déambuler dans le dédale du passage ( ça m’arrive à chaque fois) et m’être incrusté malgré moi chez Bearstech,  j’arrive sur place. L’ambiance est studieuse et les gens sont scindés en groupes d’une dizaine de personnes, répartis dans tous les coins et à l’étage. Le fond est quant à lui plus animé: Le rétro principal projette en grand l’application spyfiles crée par OWNI, sans doute suite à une présentation de Jean-Marc Manach sur le sujet. L’auditoire est en train d’écouter avec attention un ingénieur en sécurité qui a reversé différents types de cartes à puce et pu y extraire nombre d’informations. Je prend la discussion à la fin, trouve cela intéressant et surtout relativement inquiétant..fin du round de groupes de travail en cours !

Comme le veut le principe d’un barcamp, un rapporteur appartenant à chaque groupe de travail vient faire un résumé de ce qui s’est dit à l’assemblée. Ça parle de de technologie d’identification WebID, des implications du model gratuit dans l’exploitation des données privées, ou encore de la façon de gérer sa réputation en ligne.  Un mot revient souvent dans les rapports qui sont faits et dans les discussions: syngergie. Le besoin se fait sentir de créer des groupes d’intérêts communs et d’agir réellement de concert pour protéger la vie privée des internautes. Ding Ding ! le dernier round du barcamp va commencer. Les sujets à discuter sont de mémoire: De la bonne gestion d’identités multiples sur internet et en particulier pour les activistes, Hacking de la CNIL, la protection de la vie privée sur téléphones Androïd et les outils d’anonymisation sur Internet.

J’opterais finalement pour ce dernier avec quelques infos intéressantes à la clé. Il s’agissait avant tout de présenter quelques outils pour ne pas laisser de trace sur internet, en sécurisant les échanges et en anonymisant le contenu. On démarre sans préchauffage,  celui qui présente commence cache et lâche un bon troll velu sur la sécurité vacillante  et les problèmes de privacy chez les utilisateurs de produits Apple (qui devaient représenter +de 50% de l’assemblée). On y passe une minute ou deux, on se marre un coup, puis on passe aux outils. Outre le légendaire TOR , la distribution live tails est présentée; celle-ci facilite la prise en main de différents outils d’anonymisation en les intégrant de façon cohérente. On discute des avantages et inconvénients des différents outils, tant du point de vue technique pur que de l’utilisateur. On en vient à parler d’un autre outil qui éveillera ma curiosité : MAT, pour « Metadata Anonymisation Toolkit » : Celui-ci permet de stripper les méta-données de différents documents ( la liste des formats supportés est déjà correcte ) afin de ne conserver aucune trace de son propriétaire ou créateur d’origine. C’est un must-have, par exemple pour les whistleblowers désirant poster des documents sans qu’on ne puisse remonter jusqu’à leur source. La personne qui dirige le groupe m’indique que l’outil est encore en phase de développement intensif et aurait besoins de bras. Je me dis que ça pourrait être une bonne idée, avant de me remémorer mon schedule et de me mettre à pleurer dans mon fort intérieur .

Fin du compte à rebours, les pizzas sont arrivées avec un timing d’horloger suisse. On se chamaille pour savoir qui sera le rapporteur du groupe de travail, personne ne veut le faire et finalement c’est Nitot qui s’y colle. Chaque rapporteur passe,  On boucle les reports de workshops, puis finalement on se met a l’aise entre amis.  On picole, on papote, et on mange de la pizza en refaisant le monde. On saute du coq à l’âne, parlant tant-tôt de stratégie Martiale, de la place de la confiance dans les mécanismes de sécurité, des réseaux sociaux distribués ou encore de l’obsolescence des politiques face à l’horizontalisation rampante de la société façonnée par Internet. l’horloge s’emballe , c’est toujours le cas lorsque la conversation est stimulante. Il va falloir rentrer..Avant de partir je vais faire un tour aux commodités, et avant de sortir je fixe durant un long moment le sèche-main bardé de stickers qui se trouve devant moi..me vient alors une épiphanie durant laquelle je me dit que finalement,  je suis parfaitement à ma place dans cette partie de l’espace et du temps…

 

Références, Liens:

Page barcamp de l’évenement: http://barcamp.org/w/page/51552255/PrivacyCampParis => vous y trouverez les PADs sur lesquels se trouvent les résumés des différents groupes de travail.

Page la cantine: http://lacantine.org/events/privacycamp-paris

Crédit photo: Tristan Nitot

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